Le Cachot de la Bastille (Gamescape)

Nous n’étions encore jamais allées chez Gamescape jusqu’à maintenant. Il était donc grand temps de réparer cet affront, c’est pourquoi nous nous sommes rendues faire leur salle la moins difficile : Le cachot de la Bastille.

Petite mise en scène sympathique!

Nous sommes accueillies par notre Game Master qui nous propose un verre d’eau ; une fois réhydratés, nos petits corps sont prêts pour descendre dans les sous-sols de l’enseigne, là où il semblerait que notre exécution approche (nous y allons donc d’un pas joyeux). Toute une mise en scène est faite autour de notre entrée dans la pièce, et même si vous pouvez en lire les détails sur d’autres blogs, on évitera ici de vous en parler, histoire de vous faire la surprise au cas où vous n’auriez pas été spoilés. Même si cela peut sembler artificiel après plusieurs escape games, de notre côté, on aime bien ce type de mise en scène, juste parce qu’on rit comme des petites filles le temps d’entrer dans la salle. De plus, Thomas, notre Game Master, nous fait un brief crédible et fluide, ce qui est toujours plus agréable.

Arg, de la manipulation

Une fois à l’intérieur, on commence notre fouille, et on commence aussi à moins rire. Une manipulation nous fait face quasiment dès le début, et, si vous avez déjà lu quelques-uns de nos articles, vous le savez, ce n’est pas vraiment ce que l’on préfère. Comme d’habitude, on comprend ce qu’il faut faire, mais nos petites mains ont du mal à suivre… Du coup, on galère, on rit, on s’énerve et, on l’avouera après, on commence à se dire que nos 60 minutes vont se résumer à essayer de venir à bout de cette manipulation…

EhncHYe

Les Pandas maladroits sont dans la place!

Les astuces de notre Game Master, données par voix, ne nous aideront pas, et c’est finalement après de multiples tentatives que nous viendrons finalement à bout de la manipulation !

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ok, ok, on enchaîne, mais j’en peux plus

La suite s’avère un peu plus fluide pour nous, et les énigmes se révèlent être plutôt originales, même si toutes rythmées par des cadenas (les plus rationnels diront qu’il est difficile pour une thématique « années 1700 » de mettre une porte qui s’ouvre automatiquement, mais on le note quand même, car ça rebute certains). Au fur et à mesure de notre avancée, on découvre une histoire bien construite, qui justifie le « pourquoi alors que nous sommes enfermées dans une cellule, nous arrivons à trouver des énigmes pour pouvoir nous libérer ». Les énigmes sont plutôt logiques, d’un bon niveau, et s’enchaînent bien ; à part pour la partie fouille, difficile de vraiment se répartir les tâches, mais pas bien grave, vu que nos cerveaux sont entrés en fusion pour réfléchir à certaines énigmes.

L’énigme finale a une logique plutôt particulière, et grâce à une aide de la part de notre Game Master, nous finissons par sortir de notre cachot en 53 minutes.

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Une sortie en demi-teinte…

Ce n’est pas celui qui nous avait accueillies qui nous attend à la sortie, mais une autre personne. Il ne semble pas forcément très expansif et partager notre joie d’être sorties. Pas vraiment de débrief non plus sur le déroulement de notre partie ; nous remontons donc avec notre nouvel hôte, et voyons de nouveau Thomas qui nous demande comment s’est passé la partie. A priori, chez Gamescape, il y a donc une personne qui vous fait entrer dans la salle et une autre qui vous suit. Une chose est sûre, c’est que celui qui nous a suivies pendant la partie nous a très bien suivies, certes, mais semble être très introverti, et du coup, limite froid.

Il nous remet notre note (qui dépend du nombre d’énigmes réussies, d’une question bonus et du chrono). L’idée peut sembler plutôt pas mal, ça fait un souvenir, mais honnêtement, on n’a pas trop accroché avec le concept: on obtient un score, mais pas forcément très parlant… Et même si c’est original de valoriser autre chose que le chrono, les puristes que nous sommes s’accrochent surtout au chrono. Mais disons que ça a le mérite d’innover, et que quand on ne sort pas, c’est quand même agréable de différencier différentes non-sorties selon la progression globale de l’équipe.

On sent, une fois remontées, qu’il faut vraiment qu’on parte, donc on s’en va, un peu frustrées par cette fin…

« Bah, t’es plus enchaînée toi ? » « Ah, mais j’ai cru qu’on n’avait rien de spécial à faire pour se libérer ! Je dois avoir les mains trop fines… »

Les Plus

Des décors en lien avec l’époque : ça peut paraître normal, mais ça n’est pas toujours le cas (Happy Hour, si tu nous lis!), donc il est appréciable d’évoluer dans une pièce avec des murs en briques, des barreaux, des menottes d’époque, puisque nous sommes censées être dans les années 1700. Ca tombe bien 😉
Un brief et une entrée plutôt sympas : une fois encore, je pense que tout le monde n’y sera pas sensible, mais ça nous amuse toujours de ne pas « juste » pousser une porte pour commencer la salle. De plus, on a eu un brief vraiment agréable de la part de Thomas
Des énigmes originales : pas de sensation de déjà-vu au niveau des énigmes que nous avons résolues dans cette salle.

Les Moins

Une voix au micro compliquée à entendre : notre Game Master semblait vouloir nous chuchoter ses conseils à l’oreille, ce qui fait qu’on ne comprenait jamais du premier coup ce qu’il disait.
Seulement des cadenas : certes, on le redit, la présence de cadenas seulement semble en cohérence totale avec le thème et l’époque de la salle. Pour autant, il est vrai que certains trouveront ça lassant, donc autant vous prévenir au cas où vous seriez allergiques à ce type de salle !
Un « after » assez glacial : on ne sait pas si c’était le fait qu’on lui faisait rater un match de l’Euro, mais notre hôte qui est venu nous chercher après la partie nous a semblé vraiment très froid et pressé que l’on parte. Vu que c’est le gérant de l’enseigne, nul doute que nous sommes tombées sur un mauvais jour.

Nos notes sur 5

Fouille  NoteNoteNote
Décors  NoteNoteNote
Immersion  NoteNoteNoteNote 0,5
Difficulté NoteNoteNote
Note globale  NoteNoteNote

NB: Si vous aimez les cachots, si vous aimez la Bastille… Si vous êtes sortis du Cachot du chevalier noir en vous disant que plus jamais vous ne vous embarquerez dans une salle qui se passe avant le XVIIIeme… Si à l’école vous aimiez avoir des bonnes notes… Vous pouvez vous faire enfermer par équipe de 3 à 5 prisonniers dans un des cachots de la Bastille. Pour connaître les tarifs de la prison c’est par ici.
Plus d’infos sur: www.gamescape.fr