Le Cannibale de Paris (You have sixty minutes)

Le nom de la salle mêlé au nom de l’enseigne vous donne une excellente idée de ce que nous avons vécu: 60 minutes chez le cannibale de Paris. A l’approche de notre heure de rendez-vous, notre équipe s’envoyait quelques messages plus ou moins inquiets. Se demander à quelle sauce on allait être mangées semblaient être particulièrement approprié à la situation…

Une fois que la porte de l’enseigne s’ouvre, pas le temps de faire pipi! Notre hôte, Gérald, semble particulièrement pressé, et le malaise s’installe en quelques secondes seulement. Nous avons été conviées dans la maison de son maître pour un grand festin. Ca tombe bien, il est 20h, c’est l’heure de dîner, nous avons hâte. Face à notre remarque, Gérald rit et nous répond un glaçant « c’est parfait… » qui mêle impatience et folie.

Quand d’un coup tu n’as plus trop faim

Alors que nous allons certainement passer à table, un premier événement, très rapide, nous confirme que l’heure à venir ne va pas être des plus agréables. Les prochaines secondes ne feront que nous le confirmer.

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Quand tu essaies de dire au revoir à ton gentil hôte

A partir de là, nous allons nous montrer plus vagues, car la vraie force de cette salle, c’est la mise en scène, et en grande partie celle du début. Tout est fait pour vous mettre mal à l’aise et vous désorienter.

C’est une ancienne détenue du cannibale qui va nous aider pendant toute l’heure et elle a l’air pleine d’empathie, car sa voix est assez paniquée. On commence la fouille, pas forcément évidente à cause de différents éléments un peu handicapants, mais notre bonne communication et observation vont nous aider à avancer.

Quand la panique gagne tous les pandas

Alors qu’on commence presque (on insiste sur le « presque ») à se détendre, un élément va nous rappeler que nous ne sommes nullement dans un club de vacances. Vous le savez, chez les pandas, nous avons un panel varié de niveaux de courage, allant du très courageux au pleutre. A notre grande surprise, ici, nous allons être raccords sur le niveau pleutre. Il faut dire que l’enseigne va clairement jouer avec nos nerfs, et cela pourra, selon nous, plus ou moins plaire, selon votre niveau de masochisme.

Les énigmes qui nous attendent pour la suite s’enchaînent assez intuitivement et se font dans des décors réalistes.

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Quand les décors sont un peu trop réalistes

Il est vrai que nous sommes face à de classiques cadenas/mécanismes à résoudre, mais que devions-nous attendre d’un cannibale? Il met certainement toutes ses économies dans de bons frigos, et moins dans une salle 2.0, et cela ne nous choque vraiment pas.

Une tension qui monte crescendo sur la fin

Une chose est sûre: nous avons rarement autant voulu nous enfuir d’une salle. Le côté gore, glauque et dérangeant de la salle va battre son plein dans les dernières minutes, grâce à des décors et des énigmes particulièrement adaptés. Une fois encore, les énigmes semblent assez logiques et la fouille laisse facilement apparaître les éléments dont nous avons besoin, sans réels pièges.

La tension sera à son maximum dans les dernières secondes, et c’est en courant que nous nous enfuyons après 50 minutes de torture. La vraie question: est-ce que tout est vraiment terminé?…

(Spoiler alert: non)
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A bientôt! (il faut vraiment qu’on vienne à bout du cannibale: lécher ses doigts pour tourner les pages, c’est interdit)

 

« Il est parti?… » « AHHHHHHHHH »

Les Plus

De la peur, de la peur, encore de la peur: allez, avouez-le, si vous vous intéressez à cette salle, c’est bien pour ça! On peut vous dire que la promesse est tenue! De la peur, nous en avons ressenti. A différents moments, à différents niveaux, mais clairement, l’enseigne a une réelle faculté à mettre la pression très vite. La mise en scène y est pour beaucoup et les décors, très plein de sang soignés, jouent un rôle prédominant là-dedans.

Une progression fluide : c’est la première fois que ça nous arrive, nous n’avons pas eu besoin d’indice dans la salle. Les énigmes sont donc assez intuitives, ce qui permet de donner du rythme au jeu tout le long de la partie.

Un seul objectif, survivre: même si cet objectif n’est pas particulièrement original dans le monde des escape games, croyez-nous, nous n’avions qu’une idée en tête: prendre nos jambes à nos cous -ce que nous avons littéralement fait à la fin de la salle- et il est rare que nous y croyions vraiment autant quand nous sommes dans une salle.

Les Moins

Coeurs trop sensibles s’abstenir: même si l’enseigne nous a assuré adapter le niveau de frayeur à chaque équipe, on se dit que certaines idées peuvent être compliquées à supporter selon votre personnalité.

Enigmes non intégrées: même si cela ne nous a pas gênées pendant la partie, avec du recul, on se rend compte que la plupart des énigmes n’ont pas vraiment de sens et qu’il est peu probable que, si un jour on est kidnappées par un cannibale, nous aurons à faire ces manipulations.

Nos notes sur 5

Fouille  NoteNoteNote
Décors  NoteNoteNoteNoteNote 0,5
Immersion  NoteNoteNoteNoteNote 0,5
Difficulté NoteNoteNote 0,5
Note globale  NoteNoteNoteNote

Le cannibale de Paris vous invite à dîner et en plus, pas besoin d’apporter quoi que ce soit! Tout bénéf’! Le cannibale a 2 à 6 places à sa table. Pour plus d’infos, c’est ici.